Quelle est votre personnalité du ménage en confinement?

La pandémie actuelle change pas mal de choses, incluant la manière dont on habite notre logis. Veut-veut pas, dans les 5 derniers mois, la grande majorité d’entre nous a passé plus de temps à la maison (que ce soit un petit appartement, un condo, une maison de ville ou un grand cottage en banlieue) que jamais auparavant. Ce qui signifie qu’on peut développer de nouvelles manières de faire et d'autres habitudes, étant donné que notre rapport avec notre chez soi se transforme -ce dernier doit maintenant remplir plus de fonctions qu’avant dans notre vie! Par exemple non seulement celui d’endroit où dormir, cuisiner et relaxer mais peut-être aussi endroit où travailler, endroit où suivre des cours, endroit où s’entrainer, endroit où se divertir, endroit où socialiser (virtuellement ou en personne en petits groupes) …

Peut-être que depuis le début du confinement par exemple, vous en avez profité pour régler plusieurs projets dans votre intérieur, pour faire des rénovations, pour désencombrer... Ou peut-être que c’est le contraire : vous vous sentez dépassés par l’idée d’effectuer quelque tâche que ce soit.

 

Et votre rapport au ménage?

Peut-être aussi que votre façon de faire le ménage a changé? Depuis mars, mes propres habitudes se sont transformées en tout cas. Au début de la pandémie, j’ai commencé à faire du ménage comme jamais, de manière très zélée et rigoureuse. Il n’y avait jamais de taches ou de poussière qui s’accumulait dans la maison impeccablement rangée… C’était certainement une manière de gérer mon anxiété par rapport à toute l’incertitude du début, ainsi qu’une manière de recréer un semblant de routine rassurante. Finalement, c’était aussi une façon de prendre soin de ma famille et de leur dire, indirectement, que j’étais là pour eux comme je le pouvais durant cette période bizarre. 

Puis à un moment donné, mon ardeur s’est calmée… Pour différentes raisons, mais entre autres parce que je ne ressentais plus le besoin « viscéral » de maintenir cette perfection domestique. (Mais oui, le ménage a plein d’implications psychologiques! Personnellement je trouve ça fascinant! 🤓) Je me suis lassé de tout le travail que ça représentait, particulièrement quand tout le monde est là 24/7… Mais aussi de le faire largement toute seule, alors qu’on est 4 dans cette maison et que tout le monde est apte à donner un coup de main. L’été est de plus arrivé et ça signifie que 1-on a plus envie d’être dehors quand on a des temps libres et 2-quand il fait très chaud, c’est la dernière chose qui tente à tout le monde.

Donc présentement, ma maison est loin d’être « parfaitement sous contrôle », côté ménage. On le fait ensemble, de temps en temps quand les astres sont alignés et… on vit avec ça.

 

Les 5 personnalités du ménage

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by Going Greenhouse (@goinggreenhouse) on

 

Dernièrement, j’ai trouvé ça drôle de tomber sur un article du site Apartment Therapy qui expliquait, justement, le fait qu’il pouvait y avoir 5 différentes manières de faire son ménage durant cette période de (semi-)confinement, chacune liée à des traits de personnalité et des manières de naviguer dans le contexte social actuel. 

Lequel vous correspond le mieux? Ce n’est rien de sérieux ou de scientifique, mais ça reste intéressant, parce que tel que mentionné dans l’article, identifier ces « patterns » peut nous permettre de devenir plus efficace, de développer quelques trucs pour se motiver et même de reconnaître des déclencheurs qui peuvent nous décourager.

Personnellement, j’ai du mal à m’identifier à l’une plus qu’à l’autre, étant donné que j’ai eu des réflexes de chacune de ces personnalités depuis le mois de mars! C’est-à-dire autant :

  1. Décider de frotter et de nettoyer complètement le four avec mon chum à 22 :30 un beau lundi soir
  2. Repenser complètement la salle à diner où il travaille maintenant depuis près de 5 mois
  3. L’évitement complet des planchers et des surfaces sales pendant des jours 
  4. Me faire la réflexion que ce serait bien si on avait pu inviter quelqu’un à souper étant donné que comme ça on n’aurait pas le choix de faire un effort
  5. Développer une écoeurantite d’être par défaut LA personne du ménage chez nous!

 

1. La personne qui fait du ménage pour déstresser

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by Sue Rice-Thompson (@moongoddess6785) on

 

Ça, c’est la personne qui utilise toute son énergie « nerveuse » accumulée pour faire du ménage, organiser, désencombrer et rendre son intérieur plus agréable. Cette personne utilise le ménage pour s’occuper, mais surtout pour « reprendre le contrôle » au sein d’une situation globale qui nous dépasse tous. Cette personne cherche à créer un peu de calme et d’ordre au milieu du chaos ambiant. (Clairement, j’étais cette personne au début!)

Selon la psychologue Marianna Strongin, ce genre de réflexe peut être très bénéfique! « Se jeter dans le ménage peut aider les gens à sortir momentanément de leur anxiété tout en faisait quelque chose de productif qui va leur permettre d’être mieux dans leur environnement, » a-t-elle expliqué à Apartment Therapy.

Le piège potentiel de cette manière de faire, par contre, c’est de ne pas oublier que le ménage devrait diminuer le stress, pas en causer. Maintenir cet état peut devenir éreintant à la longue (yep!) et le mieux est de ne pas se mettre de pression à ce niveau. Par exemple, ce pourrait être de se donner comme but de nettoyer une pièce chaque jour –au lieu de prendre plusieurs heures en même temps- ou encore de se simplifier la vie en laissant un « kit de ménage » (produits, gants, guenilles, etc.) dans différentes pièces pour gagner un peu de temps.

La psychologue conseille également de ne pas oublier de « faire face à ses sentiments négatifs ou ses inquiétudes » de temps à autre et d’avoir d’autres stratégies pour décompresser : l’exercice, la méditation, les passe-temps relaxants...

 

2. La personne qui fait du ménage pour améliorer l’espace

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by TheHodgsonHomeBuild (@thehodgsonhomebuild) on

 

Tout comme la personne précédente, celle-ci fait plus de ménage qu’avant la pandémie. Mais contrairement à celle-ci, ce n’est pas vraiment pour canaliser son stress, mais plutôt pour que la maison soit la plus fonctionnelle et propre possible… En bref, qu’elle réponde bien aux besoins de ses habitants. Cette personne souhaite donc entre autres récupérer le plus d’espace possible : pour travailler, pour faire l’école à la maison, pour que tout le monde se sente à l’aise, etc.

Selon Strongin, « ce sont des gens qui acceptent et s’adaptent bien à la situation… Qui réalisent qu’ils sont à la maison pour un petit bout et que différentes choses peuvent être faites pour que la maison soit encore mieux qu’avant ». 

La clé pour que ce genre de stratégie fonctionne, c’est d’éviter le « burnout » en évitant de trop en faire à la fois. Ça peut donc être une bonne idée de réserver un certain temps chaque jour pour faire le ménage et ranger, en particulier les zones cruciales, comme la cuisine, la salle de bain et le bureau. Stephanie Sisco, qui dirige la section Maison du magazine Real Simple, suggère que 20 à 30 minutes le matin, chaque journée de semaine, devrait être amplement suffisant pour tout régler. Le mettre à l’agenda et le respecter peut être un excellent moyen de se sentir « au-dessus » de ce qu’il y a à faire.

 

3. La personne qui est complètement dépassée par le ménage

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by Robin Glance (@robinglancenutrition) on

 

Cette personne se sent fatiguée, démoralisée par la situation, trouve difficile le faire de devoir rester à la maison presque en permanence… Elle a peu d’énergie, est souvent très préoccupée par d’autre chose que les tâches ménagères –travailler et s’occuper de jeunes enfants par exemple! Bref, elle n’a aucune motivation pour nettoyer et organiser et se sent même paralysée par le fait de devoir accomplir ces tâches.

La psychologue Marianna Strongin affirme que cette réaction « est parfaitement normale. Beaucoup de gens éprouvent un certain niveau de désespoir en ce moment –et ça peut très bien se manifester par le fait « d’abandonner » et de ne pas se sentir capable de gérer ».

La première chose à faire, c’est de pratiquer la bienveillance envers soi-même. Ce qu’on vit présentement est difficile et certaines personnes plus sensibles en absorbent plus que d’autres. Ça ne sert à rien de s’en vouloir pour ça.

La meilleure manière de se motiver pour cette personne, c’est de faire de petits pas à la fois. C’est très correct de commencer par une toute petite tâche : quelque chose qui prendra moins de 1 minute à réaliser, par exemple (faire son lit, ramasser un vêtement par terre, mettre les enveloppes du courrier dans le recyclage, ramener sa tasse dans la cuisine, etc.) C’est même correct juste de commencer par faire une liste de ce qu’il y a à accomplir! Le but est simplement de reprendre confiance, de réaliser que ça n’a pas besoin d’être « si pire que ça » et d’éprouver la satisfaction qui vient avec les tâches accomplies.

 

4. La personne qui fait habituellement du ménage pour les autres

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by Our Forever Home 🏡 (@ourforeverhome_hh) on

 

Ça, c’est la personne qui, en temps normal, se lance dans des « rages de ménage » juste avant que la visite arrive. Pour cette personne, la motivation première derrière le ménage n’est donc pas la sérénité (no 1) ou l’efficacité (no 2) mais bien… l’hospitalité. Dans certains cas, ces personnes cherchent même des occasions de rassemblement dans le but de nettoyer et ranger la maison auparavant!

Le hic, c’est bien sûr que ces occasions bien, elles sont vraiment beaucoup plus rares et limitées depuis le début de la pandémie, voire même inexistantes! Cette extension de leur hospitalité habituelle étant maintenant absente, ces personnes peuvent avoir du mal à trouver la motivation de faire du ménage, voire même développer du ressentiment envers cette tâche puisqu’elle correspond au symbole de ce qui les empêche de reçevoir et de passer du temps avec leurs proches comme avant.

Pour encourager ces personnes, Strongin suggère de recadrer le ménage comme une façon de pratiquer l’hospitalité… envers soi-même et les autres habitants de la maisonnée. Elle suggère qu’au lieu de faire de « gros ménages » comme ça aurait été le cas d’habitude, il est possible d’essayer d’en faire juste un peu à la fois, pour « maintenir » un certain état acceptable sans être obligé d’y consacrer d’énormes efforts.

 

5. La personne qui se sent prise au piège par le ménage

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by Going Greenhouse (@goinggreenhouse) on

 

Ça c’est la personne qui gardait pas mal le contrôle avant la pandémie, mais dont le confinement a uniquement servi à révéler à quel point personne n’a la même zone de confort par rapport à l’état de la maison. Le fait que tout le monde soit constamment dans le même espace a probablement été la goutte qui faisait déborder le vase! Et ce que cette personne réalise, c’est que tout à coup si elle veut que les tâches se fassent, elle devra d’une manière ou d’une autre s’en occuper elle-même. 

Que ce soit avec la famille ou des colocs, l’important c’est de ne pas laisser le ressentiment s’accumuler et d’en parler aux autres… Ça sera peut-être un peu malaisant au début –souvent, le « style » de ménage ainsi que la tolérance de chacun est juste différente, ce n’est pas une question de mauvaises intentions- mais ça reste vraiment important de le faire. Strongin suggère de parler au « je », comme par exemple de dire « j’ai beaucoup de difficulté à me concentrer quand la vaisselle s’accumule pendant des jours » plutôt que de le faire au « tu » et donc d’accuser, comme dans « tu ne fais jamais rien dans la maison et je ne suis plus capable! »

Un bon plan est de diviser les tâches selon les « préférences » de chacun, puis d’alterner pour les choses moins l’fun, que personne n’aime. Chez nous en tout cas, une fois qu’on a eu « la discussion », tout s’est placé naturellement, si ce n’est que la fréquence du ménage a diminué. Mais en contrepartie, je n’ai plus à tout faire moi-même comme au début, donc je considère quand même que c’est une victoire! 

Il s’avère qu’alors que nettoyer des salles de bain correspond pas mal à mon idée personnelle de l’enfer, ça ne dérange pas du tout mon chum de le faire. Et que mon ado a pris la responsabilité de l’aspirateur sans même rouspéter. Ma fille, qui lorsqu’elle était petite jouait souvent à frotter avec une guenille (?!?) est tout à fait dans son élément avec l’époussetage et le nettoyage des surfaces comme les poignées de porte et les interrupteurs.

Et les enfants s’obstinent souvent là-dessus, mais ils finissent par vider le lave-vaisselle et plier le linge à tour de rôle. Alors moi finalement il me reste la cuisine et les planchers! Avec un bon podcast, ce n’est vraiment pas si pire.