Continuer à faire pousser ses fines herbes ou légumes dans la maison l'automne et l'hiver

Présentement, la saison des récoltes bat son plein et il faut en profiter! Mais snif, avec les jours qui raccourcissent rapidement et le risque de gel qui se rapproche, ce temps béni sera bientôt terminé.

Est-ce que ça veut dire qu'on oublie toute activité de jardinage? Non! Il est possible de continuer d’avoir des choses qui poussent, des choses vivantes, même dans la maison pendant l’automne et l’hiver. Voici un peu d’inspiration et quelques trucs pour vous lancer.

Accepter le changement

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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C’est un fait : lorsqu’on les rentre, les plants qui étaient très prolifiques dehors ne donneront plus le même rendement et vont même probablement perdre quelques plumes (feuilles). Et pourtant, elles devraient aimer la température parfaite et constante de nos intérieurs, en principe? 

Mais ce n’est pas aussi simple. L’environnement intérieur donne un choc aux plantes, parce qu’elles ne reçoivent plus autant de lumière, qu’elles vivent moins le cycle habituel des journées (lever de soleil, coucher de soleil, temps plus frais la nuit, rosée, etc.) et que même l’humidité n’est plus la même.

Un magnifique plant de basilic sur la terrasse va donc peut-être perdre beaucoup de feuilles, durcir sa tige, etc. C’est normal! Et il y a différentes manières de mitiger cet effet, si vous souhaitez vraiment poursuivre vos récoltes (voir ci-bas).

Niveau débutant : des fines herbes

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Certaines herbes s’accommodent plus que d’autres de l’environnement à l’intérieur.

Le basilic deviendra moins productif mais réussira à survire. Rappelez-vous, le basilic n’est pas une plante vivace, donc il n’est pas fait pour durer des années et des années! Vous aurez donc peut-être besoin de le remplacer durant l’hiver (heureusement on le vend frais en terre toute l’année à l’épicerie).

La coriandre pousse également bien à l’intérieur, mais vous devrez la remplacer après quelques temps si vous voulez continuer à avoir des feuilles. C’est normal, les feuilles que l’on mange sont le stade « immature » de la plante, dont la fonction est de produire des graines.

L’origan, le thym et le romarin sont robustes et résistants! Si tout se passe bien, vous pourrez même les retourner dehors au printemps suivant.

La menthe est également à essayer, car c’est une plante très vigoureuse. 

Un peu d’aide

Si vous voulez que vos herbes survivent, c’est impératif de les placer près d’une grande fenêtre qui reçoit le plus de lumière possible.

Mais même à ça, ce n’est probablement pas suffisant pour que les fines herbes soient parfaitement bien, parce que ce n’est pas le milieu idéal pour elles. Voici donc quelques petits trucs que vous pouvez essayer pour maximiser vos chances d’y arriver.

1. Une lampe de croissance

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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C’est un fluorescent tout ce qu’il y a de plus ordinaire (il existe même des versions DEL mauves!), mais ça peut faire toute la différence pour les plantes en manque de soleil. C’est un petit investissement au départ et ça demande une certaine installation (par exemple poser les plantes sur une table près d’une fenêtre avec la lampe au-dessus, le plus proche possible) mais ça vaut réellement la peine. Et vous serez déjà équipé pour faire vos propres semis le printemps prochain! Pour trouver ceci, rendez-vous dans les centres de rénovation et autres grandes surfaces du genre.

Si ça ne marche pas chez vous, il existe aussi des ampoules faites pour la croissance des plantes qui s’installent sur n’importe quelle lampe. Ça vaut la peine d’essayer, par exemple avec une lampe de bureau articulée que vous pouvez positionner au-dessus des herbes!

2. Une mini-serre

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Ça ne coûte pas très cher, c’est super cute dans un décor (vraiment hygge) et ça fonctionne vraiment! Parce que ça crée un petit environnement contrôlé pour les fines herbes, avec de la chaleur, une lumière maximisée et une humidité parfaite.

Si vous êtes patients, j’en ai même créé une à partir de vieux cadres dans mes capsules DIY pour la prochaine saison de l’émission Vu de l’intérieur, qui sera en ondes cet hiver!

3. Un kit de croissance

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Oui il y a un effet « infopub » avec ce type de produit mais c’est une bonne idée! Ça ne prend pas trop de place et c’est tout-en-un. Entre vous et moi, je ne suis pas certaine que c’est réellement possible d’obtenir des productions phénomènales de cette manière comme ils le disent, mais c’est quand même à essayer.

Niveau intermédiaire : des micro-pousses

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Si ça vous tente, vous pouvez aussi essayer les micro-pousses! Comme le but n’est pas de rendre les plantes à maturité mais de les cueillir dès que leurs premières petites feuilles poussent, ça ne prend que 10 à 14 jours avant de le récolter et de les manger. Par la suite, il faudra en replanter d’autres afin de poursuivre la production (ou planter chaque semaine pour toujours en avoir).

Il y a beaucoup de plants qui se cultivent et se mangent en micro-pousses : toutes les variétés de laitue, d’épinards, de kale, de roquette, du brocoli, de la betterave, des radis, des tournesols, des pois…

Pour ce type de jardinage, vous aurez besoin de plateaux de croissance, un peu comme pour faire des semis. Il est préférable que ces plateaux aient également un couvercle « dôme » transparent, qui permet de récréer l’effet d’une petite serre. Et la lampe de croissance est pratiquement un must.

Un gros truc à considérer : si vous vous lancez dans la production des micro-pousses, faites-le dans un autre médium de croissance que la terre. Il est par exemple possible de se procurer de la fibre de coco, de la fibre de jute ou autre chose du genre, qui non seulement encourage la croissance mais rend la « récolte » beaucoup moins pénible, puisque qu’ainsi il n’est pas nécessaire de nettoyer à fond les délicates pousses, qui n’apprécient pas de se faire noyer. 

Niveau avancé : des légumes!

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Certaines personnes réussissent même à cultiver des légumes à l’intérieur, par exemple des tomates, de la laitue, de la bette à carde, etc. Je ne sais pas pour vous, mais moi ça m’impressionne beaucoup!

Par contre, pour réussir ceci il y a toute une série de mesures à mettre en place et un certain engagement à long terme à respecter! 

  • Il fait choisir des variétés de petites tailles, par exemple des plants de tomates qui resteront « nains » et produiront de petits fruits.
  • Les variétés « hâtives », c'est-à-dire celles qui mettent le moins de temps avant d'arriver à maturité, sont également le meilleur choix pour ce type de jardinage.
  • Il faut installer un « coin de croissance », soit dans une garde-robe, le sous-sol ou un autre endroit contrôlé. Habituellement, l’endroit où les légumes poussent est recouvert d’une matière réfléchissante comme de l’aluminium.
  • La lampe de croissance est évidemment requise!
  • L’humidité doit être idéale, donc un humidificateur, un déshumidificateur et/ou un ventilateur sont nécessaires. 
  • Il faut donner beaucoup d’amour à ces plantes, les exposer à la lumière pendant exactement le temps dont elles ont besoin chaque jour, vérifier souvent le taux d’humidité et l’ajuster, etc.

Malgré mes nombreuses années d’expérience en jardinage je ne l’ai jamais tenté, alors écrivez-moi si vous réussissez à le faire!

L’arrosage et l’engrais

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, les plantes n’ont pas besoin d’être arrosées si souvent à l’intérieur. Une fois par semaine est normalement suffisant. Entre temps, vous pouvez leur faire très plaisir en humidifiant leurs feuilles souvent (quelques fois par semaine) avec un vaporisateur rempli d’eau. 

Tout dépend évidemment de l’endroit où vous vivez : j’ai déjà eu un appartement au chauffage central alimenté par de vieux calorifères en métal : il faisait en tout temps 28 C à l’intérieur durant l’hiver et c’était impossiblement sec donc mes plantes avaient besoin d’être arrosées plus souvent qu’à chaque semaine!

Le mieux reste de vous procurer un hygromètre, qu’on pique dans la terre autour de la plante et qui indique son taux d’humidité en temps réel. Ça ne coûte que quelques dollars et ça permet de sauver beaucoup de plantes! Car à moins que vous ne soyez le locataire actuel de mon ancien appartement, elles ont souvent moins besoin d’eau qu’on croit.

Il est également important de leur donner de l’engrais. Au lieu de l’engrais chimique, je suggère une version naturelle très efficace : les algues et le varech de mer, qui se vend en solution concentrée à ajouter en petites quantités, directement dans l’eau d’arrosage. Une fois par semaine est suffisant. 


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